Les métiers du football

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Le football est le premier sport français par le nombre de licenciés. Les métiers qui en vivent sont nombreux, et les parcours pour y accéder sont plus balisés qu'on ne le croit.

Devenir footballeur

Le parcours commence tôt, dans une école de football ou un club local, où se construisent la technique, la lecture du jeu et l'habitude de l'entraînement.

Le développement des qualités techniques, la discipline et une hygiène de vie sérieuse sont déterminants.

Se faire remarquer lors de compétitions, de détections ou de stages spécialisés constitue l'étape suivante, avant l'entrée éventuelle en centre de formation ou en pôle espoirs.

La persévérance est indispensable : le chemin est long et très compétitif.

La réalité des centres de formation

Il vaut mieux la connaître, pour le jeune comme pour sa famille.

Les centres de formation agréés sont soumis à un cahier des charges qui impose un suivi scolaire : la poursuite d'études est obligatoire, et c'est une protection essentielle.

La proportion de jeunes formés qui deviennent professionnels reste faible, et celle qui fait carrière au plus haut niveau plus faible encore. La très grande majorité des joueurs formés exerce ensuite un autre métier.

Le contrat aspirant, puis le contrat professionnel, sont encadrés par la charte du football professionnel, qui fixe des durées et des rémunérations minimales.

Une vigilance particulière s'impose face aux intermédiaires : l'activité d'agent sportif est réglementée et suppose une licence délivrée par la fédération. Les propositions d'essais à l'étranger contre paiement sont un schéma d'escroquerie documenté, qui vise en particulier les jeunes joueurs et leurs familles.

Devenir entraîneur

Le métier demande une connaissance solide du jeu et une formation diplômante.

En France, la filière est structurée : le brevet de moniteur de football permet d'encadrer contre rémunération en amateur ; le brevet d'entraîneur de football ouvre l'accès aux équipes de niveau supérieur ; et le brevet d'entraîneur professionnel de football est requis pour entraîner au plus haut niveau.

S'y ajoutent des certifications fédérales par catégorie d'âge et par spécialité, gardiens, préparation physique, formation des jeunes.

Une expérience de joueur est un atout, mais elle ne suffit pas : la pédagogie, la capacité à gérer un groupe et l'organisation du travail comptent au moins autant, et beaucoup d'entraîneurs reconnus n'ont pas eu de carrière de haut niveau.

Les autres métiers

Le football professionnel et amateur emploie bien au-delà du terrain.

Préparateur physique, kinésithérapeute, médecin du sport, analyste vidéo, recruteur, responsable de la formation.

Arbitre, dont la filière de formation est ouverte dès l'adolescence et souffre d'un manque chronique de vocations.

Et, du côté administratif, gestion de club, billetterie, partenariats, communication, sécurité des enceintes, animation d'école de football.

Les formations universitaires en sciences et techniques des activités physiques et sportives, ainsi que les brevets professionnels de la jeunesse et des sports, constituent les principales voies d'accès.

Le football amateur

Il concentre l'immense majorité des licenciés et repose sur le bénévolat.

C'est aussi le premier employeur de la filière en volume, à travers les éducateurs salariés des clubs et des collectivités.

Les clubs formateurs perçoivent, lorsqu'un joueur signe professionnel, des indemnités de formation qui reconnaissent leur rôle dans le parcours, mécanisme peu connu et pourtant important pour l'économie du football de base.

Un conseil de prudence

Aux jeunes joueurs et à leurs familles : la formation scolaire ou professionnelle ne doit jamais être sacrifiée à un projet sportif, quelle que soit la confiance affichée par un club ou un intermédiaire.

Les blessures, les changements d'entraîneur et les aléas de progression font partie du parcours, et un plan de repli n'est pas un aveu de faiblesse.